L’entreprise sans mail

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L’entreprise sans mail

L’entreprise sans mail

Face à la menace grandissante de l’email pour nos entreprises, ROK Solution, outil de diagnostic puissant, est parti en campagne pour sensibiliser nos dirigeants sur l’entreprise sans mail.

S’il y a peu de temps le mail était encore perçu comme une preuve d’implication au travail, notamment lors d’envoi tardif, il n’en reste pas moins que son traitement est gourmand en temps et en concentration. La gestion des mails est un facteur de stress indéniable pour tous salariés. L’ORSE (Observatoire sur le Responsabilité Sociétale en Entreprise) souligne que près de 38% des utilisateurs reçoivent plus de 100 mails par jour, et que 65% déclarent vérifier leur messagerie toutes les heures, alors qu’en réalité ils le font toutes les 5  minutes ! Ce stress est bien sûr entretenu par l’arrivée des Smartphones qui permettent de consulter ses mails n’importe où et à n’importe quelle heure, jusqu’à devenir une addiction !

Cette forme de drogue, que nous appelons “mailisme”, est à l’origine de nombreuses dépressions et démissions. Afin de sensibiliser les dirigeants d’entreprises, ROK Solution est parti en campagne durant l’été. Nous avons pu croiser la route de Monsieur X qui a accepté de nous parler de son expérience avec le mailisme, sous couvert d’anonymat.

Moi: Bonjour Monsieur X. Merci d’avoir accepté de partager cette douloureuse expérience avec nous. Tout d’abord, pourriez-vous me donner les raisons qui ont motivé votre choix de nous parler ?  

Monsieur X: Bonjour. Si j’ai décidé de vous parler aujourd’hui, c’est qu’à mon sens il est important d’ouvrir le placard sur une maladie que tout le monde connait, mais que personne n’ose aborder. La loi du silence dans le milieu de l’entreprise est difficile à briser. il faut informer les gens pour que mon expérience ne se renouvelle pas.

Vous parlez de loi du silence, mais vous préférez tout de même témoigner sous anonymat. Pourquoi ce choix ?

Je travaillais pour un groupe de télécommunication, et bien que je ne fasse plus partie de leurs effectifs, je reste tout de même soucieux de ma sécurité. 

Bien. Pourriez-vous nous raconter comment tout cela a débuté ?

En 2009, j’ai été recruté par ma société. Je travaillais au service financier. Nous travaillions dur mais l’envie était là. Le soir je rentrais chez moi embrasser ma femme et mes enfants, et même s’ils souhaitaient me voir rentrer plus tôt nous étions heureux. Comme tous les salariés, je recevais des mails en nombre tous les jours.
Le mailisme s’est glissé insidieusement. Au début je gérais mes priorités, préférais répondre par téléphone aux petites questions anodines. Puis de plus en plus le nombre de mail a augmenté et répondre par téléphone est devenu trop long. Je répondais donc par mail. Mais c’est un cercle vicieux… Plus on envoie de mail, et plus en en reçoit. Si au début la gestion de ma boite de messagerie me prenait 30 minutes par jour, c’est vite monté à deux heures, puis à trois.
Vous preniez donc entre deux et trois heures par jour pour répondre à vos mails. J’imagine que ce temps passé a eu un impact sur votre travail, non ?
Pas au début. J’avais des responsabilités et des tâches à accomplir. J’ai donc commencé à rentrer de plus en plus tard chez moi, afin de boucler mes journées, et la fatigue a commencé à se faire sentir. Je ne voyais plus beaucoup ma famille à cause de mes horaires, et des tensions sont nées à ce moment chez moi. Avec le recul je comprends que ça ait pu être une période éprouvante pour ma femme qui s’occupait seule des enfants et qui ne me voyait plus. Travaillant dans une boutique, le mail ne lui était que très peu utile. Elle n’a donc pas compris que je lui dise “ce sont mes mails qui m’empêchent de quitter le bureau plus tôt”.
Vous rentriez donc à la maison très tard et épuisé. Votre famille commençait à en souffrir. Que s’est-il passé ensuite ?

Tout s’est passé très vite. Ma femme m’a offert un Smartphone pour mon anniversaire. Elle pensait que si je gérais les mails à la maison ou dans les transports, je passerais plus de temps avec eux. Mais ça ne s’est pas passé comme ça. Le stress du travail, les exigences toujours plus féroces, ont fait que je ne rentrais pas plus tôt, et qu’arriver à la maison ne signifiait que gérer mes mails par Smartphone ! Et ce parfois des nuits entières. Je vérifiais ma boite mail parfois 10 fois en une heure et à chaque fois je mettais de longues minutes à rédiger mes réponses. Même le weekend je n’étais plus vraiment avec ma famille. J’étais là mais l’esprit était ailleurs. Toujours sur le qui-vive, à attendre le son de réception d’un message.
C’est à ce moment-là qu’un Mercredi j’ai reçu le mail de ma femme m’annonçant qu’elle me quittait et partait avec les enfants. Elle ne souhaitait plus avoir un fantôme en guise de mari. 

C’est là que vous vous êtes rendu compte de votre addiction ?

Non pas tout de suite. J’ai continué comme je pouvais et je rentrais encore plus tard ! Mon Smartphone est devenu mon meilleur ami … Je lui parlais !! “Allez répond, répond !!”. Mais c’est à ce moment là que je suis tombé en dépression. Plus rien ne comptait que mes mails et mon travail s’en ai fait ressentir. Plusieurs semaines plus tard, ma hiérarchie m’a fait comprendre que ce n’était plus possible de travailler dans ces conditions, et j’ai été renvoyé. L’entreprise dans laquelle j’étais avait par ailleurs enregistré une baisse de la productivité globale de 30%, et mon cas ne fut qu’un élément de licenciement massif ! Je n’étais pas seul atteint, l’épidémie continuait.
Plus de travail, plus de mails, plus rien. Ma dépression s’est encore accentuée. J’ai commencé par surfer sur internet, utiliser les réseaux sociaux et les forums comme je le faisais avec ma boite mail. Je ne mangeais plus, ne dormais plus.
J’ai fini par craquer,  j’ai fait une mailingite aigüe, et je me suis retrouvé Out Of Service Reply (rire). C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience de mon addiction. 
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui je sors rarement de chez moi. Chaque personne qui utilise son téléphone devant moi est  une tentation. Je n’ai qu’une ligne fixe et plus d’ordinateur. Je commence le sevrage complet mais c’est difficile. Même la télévision reliée à internet est une tentation.

 

Merci Monsieur X d’avoir répondu à nos questions. Nous souhaitons bien sûr que votre rétablissement soit rapide.
Si ce témoignage vous a touché, n’hésitez pas à revenir vers nous. Pour des raisons évidentes, Monsieur X ne répondra pas à vos questions, mais nos experts seront à votre disposition.
Merci à tous et à très bientôt ! 

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